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Le 16/03/2010
Ce matin j’ai senti comme un besoin de partager ces pensées couchées sur la page du cahier à spirale,. Donc je m’installe devant le clavier de la machine qui en fait me ressemble un peu. Pourquoi tout à coup je me compare à cet outil ? Sans doute parce qu’au sortir du lit je sens que je dois activer ma machine, la rebrancher en quelque sorte à l’énergie virtuelle, universelle. Une fois mon esprit bien en place je vaque aux occupations matinales. Assise à la table devant mon bol de thé, l’estomac calé de quelques tartines confiturées, ma main prend le stylo et les mots apparaissent, les phrases se construisent, les images se forment et le texte prend vie ; tiens ce doit être cela la création ?
Alors aujourd’hui je donne en lecture ces inspirations. Je les expose comme elles viennent, sans réflexions.
Le cerveau n’est qu’un outil, à qui tu donnes du carburant, tu as besoin d’une partie de ta mémoire pour vivre dans le monde, mais ta mémoire n’est pas toi.
Il faut changer la vision de ton identification. Tu t’es identifié à un corps, tu t’es identifié à tes interprétations des actes de tes parents, tu as cru que tu devais être différent. Quand la pensée « qui suis-je ? » arrive, je dis « je ne sais pas ». Alors je cherche en dehors de moi des images qui pourraient correspondre à l’idée que j’ai de moi.
Dans l’enfance, notre monde extérieur le plus proche c’est nos parents, notre famille. Enfant nous avons besoin d’un vêtement chaud et douillet pour rendre confortables les situations auxquelles nous ne comprenons pas grand-chose. Alors nous tissons la cote de mailles. L’enfance n’est pas facile car d’un être pur nous allons fabriquer l’impur qui deviendra notre réalité. Le conflit s’installe en nous, nous nous battons avec nous-mêmes, battre n’est pas le bon mot, nous recherchons derrière la barrière qui « nous sommes vraiment ».
Toutes les émotions, les situations incomprises, mises au placard, bien rangées dans un petit sac rouge et en fin de compte oubliées. C’est ainsi que les mots comme trahison, insécurité, abandon, honte, peur, seront soigneusement rangés dans les tiroirs de l’inconscient.
Dans ma construction de l’artificiel j’ai mis tout mon cœur, pour me conditionner à l’image de ma croyance en la meilleure petite fille, celle qui soit conforme à l’attente de ses parents.
Conditionnement à la famille, à la société, ainsi je prends la forme de ce qui est extérieur à moi.
J’ai envie de faire part de cette image qui m’arrive, celle d’un poulpe qui grâce à ses tentacules va inspecter l’extérieur pour reconnaître l’intérieur. C’est une sorte de mimétisme.
17/03/2010
Mes yeux voient les images du dehors, donc dès le moment ou j’ai ouvert les yeux, je me suis tournée vers l’extérieur.
Nos sens nous guident dans le monde extérieur. Suis-je mes sens ? Quand je m’identifie à mes sens je me place dans le monde de l’illusion.
Nous regardons l’autre, les parents, l’environnement avec les pensées.
En fait nous sommes des caméléons. Très tôt dans l’âge on me fait savoir que je suis une fille alors je regarde le monde au féminin avec des schémas du passé. En me regardant dans le miroir mes yeux découvrent une fille et le film se déroule au féminin.
Je désire ressembler au monde qui m’entoure pour sentir que j’appartiens à une famille qui me sécurise.
Comment faire pour se construire de l’intérieur ?
Qui suis-je ? Les signes extérieurs qui me paraissent être moi se dissipent et mes pensées s’envolent.
Je me recule discrètement pour être le témoin de ma personnalité ainsi construite.
Je vis aujourd’hui cette déconstruction dans la douceur de l’amour pour moi.
Je me tourne vers moi, je m’enlace et me câline.
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C'est effectivement la recette du bonheur individuel, de l'équilibre...
Se libérer de tout concept pour étre soi même, pour se connaître, et se respecter pour être dans sa pleinitude.